Une révélation, j’adore !
Depuis 5 ans maintenant, j’ai quitté Nancy et mes copines du club de Laxou pour me rapprocher des cieux plus tempérés à Bordeaux. Il a donc fallu refaire mon trou, et surtout une fois installée, me remettre en quête de nouvelles activités, et donc de nouvelles connaissances. La encore, par chance, j’ai trouvé dans mon quartier !
Me voici donc lancée, depuis 1 an, dans le monde du chant dans une chorale et de la peinture sur soie.
MES TRAVAUX
Je pensais qu’il était impératif de savoir dessiner, en fait ce n’est pas primordial, puisque la plupart du temps il s’agit de copies, d’images décalquées, ou bien de ce que l’on appelle du pré-serti c'est-à-dire une soie déjà imprimée de motifs prêts à peindre. Il est possible bien entendu de créer ses propres dessins directement sur la soie, mais pour débuter mieux vaut commencer par un dessin simple décalqué.

Une fois par semaine de 14h à 17h30 l’association met à notre disposition un local sympathique, nous sommes une quinzaine à nous retrouver avec plaisir. Sur place nous avons à notre disposition un grand choix de peinture (Dupont), baguettes (genre tasseaux) de toutes dimensions et serre-joints pour le montage du cadre sur lequel on fixera la soie à l’aide de punaises spéciales. Il est impératif de couvrir ces baguettes de papier crépon collant, afin de protéger la soie contre les risques d’engorgement de peinture par le bois.
Pour un bon travail la soie doit toujours être très bien tendue.
La soie s’achète au mètre et il existe différentes qualités. Personnellement, je préfère le Pongé n°9. On trouve aussi des soies dont les bords sont roulottés mains, ce qui est pratique pour les foulards, écharpes, pochettes et même des enveloppes de coussins toutes prêtes fermeture comprise. On peut alors commencer à décalquer son dessin, bien souvent a partir de livres spécifiques à la peinture sur soie, dont chaque image est reproduite grandeur réelle en annexe. Il est nécessaire d’avoir un crayon ni trop gras, ni trop sec, et surtout ne pas trop appuyer. Il existe un crayon dont l’encre s’efface après quelques heures ! Il est également possible de passer directement à l’étape suivante sans passer par le crayon, c'est-à-dire tracer le dessin immédiatement à la gutta.

La gutta : c’est le produit à base de gomme qui détermine les contours du dessin et qui, une fois sec et s’il est bien passé, empêchera la peinture de se répandre, on dit de "fuser", sur la soie. La gutta se passe à l’aide d’un petit flacon de plastique souple sur lequel est vissé un embout percé d’un fin trou, sur lequel enfin est fixée l’aiguille creuse maintenue par un papier collant. Il y a plusieurs grosseurs d’aiguille faciles à repérer grâce à des numéros, on choisira en fonction de l’épaisseur du trait voulu. Personnellement, j’utilise le n° 4 et le n°5.
La gutta doit être passée souplement en appuyant légèrement sur les côtés du flacon en plastique, sans à-coups et surtout le trait doit TOUJOURS être ABSOLUMENT fermé d’un bout à l’autre, sans quoi la peinture fusera par l’interstice.
Attention ! La gutta, comme tous les produits se rapportant à la peinture sur soie : anti-fusant, diluant, essence F… doivent être utilisés avec précautions !
Petit à petit, j’ai acheté bien entendu tous les articles nécessaires afin de pouvoir travailler chez moi quand l’envie me prend... et c’est souvent !
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